Après quinze années passées à travailler comme sociologue dans des entreprises de services pour l’industrie pétrolière et des associations de développement en Amérique du Sud, je rentre en France à l’âge de 37 ans pour travailler dans une association de microcrédit à Paris.

Un salarié épanoui

Je deviens conseiller crédit, un métier qui m’enchante au quotidien. Je reçois mes clients, les écoute, découvre leur histoire de vie, leur projet de création d’entreprises et leur trouve des solutions de financements. Ma mission est également d’accompagner ces micro-entrepreneurs afin de nous assurer que leur insertion professionnelle se passe au mieux. Au bout de 7 ans, on me propose le même poste à Marseille. Marseille ! Une nouvelle vie, une nouvelle ville, pour moi, ma femme et mon fils. La Provence ! La ville et les environs nous plaisent. Ma femme, qui est kinésithérapeute, trouve rapidement un travail. Notre garçon se plait immédiatement dans sa nouvelle école. Tout va bien.

C’est par où la sortie ?

Mais très rapidement, rien ne va plus pour moi sur le plan professionnel. Je fais pourtant le même métier. L’équipe est hyper productive. Le rythme de travail est différent, disons qu’il est plus soutenu. Le travail en open space me pèse rapidement. J’ai le sentiment que mes marges de manœuvre se réduisent. Le contrôle est accru. Je rame. Les objectifs sont obsédants. Pourrai-je tenir ? A cela s’ajoute la pression malveillante exercée par une personne qui me déstabilise. Mon stress se transforme en anxiété puis en angoisse. Au bureau, je deviens, maussade, renfrogné, craintif même. Le sommeil me quitte. Suite à une dernière humiliation, je prends ma tension dans une pharmacie : 19.9 ! Alerte ! Un an et demi s’est écoulé, je m’écroule. J’atterris aux urgences. Bonjour Burn-out !

Alors que j’étais ces dernières années l’un des élus au CHSCT de ma boîte et que j’avais souvent aidé mes collègues en souffrance, me voilà devenu à mes yeux un vilain petit canard boiteux. Je contemple mes ruines. En dépit de ma peur du chômage, je réalise que mon avenir professionnel devra sans doute se jouer ailleurs. Un pas vers l’inconnu. Je me fais des nœuds dans la tête. À certains moments, je vois bien la lumière au bout du tunnel, mais j’ai peur que ce soit le train ! L’éclaircie viendra après plusieurs mois au détour d’une conversation avec une amie sur le thème du bilan de compétences. Je prends contact avec plusieurs cabinets marseillais, et à l’issue de mon tour de piste je me retrouve devant Sophie, conseillère chez Maia Conseil.

Une porte s’ouvre…  Welcome to Maia Conseil Land

Le courant passe bien dès les premières minutes d’entretien. Me voilà parti pour 24 heures de Bilan dont 17 heures en face à face sur une période 3 mois. Je revisite avec Sophie ma carrière professionnelle sous un nouveau jour. Je travaille sur la liste de mes échecs professionnels. Une visite au pays du raté que je suis devenu. Il y en a eu des ratés, certes, mais je me rends compte qu’il y en a moins que je ne pensais. Certaines erreurs commises qui pesaient lourd dans ma balance intérieure à une époque sont au final reléguées au rang d’anecdotes qui me font sourire. La liste de mes réussites professionnelles me requinque. Dans la foulée, je fais la liste de mes réussites personnelles (même mes micros réussites).

L’image de soi

Mais en quoi suis-je compétent pour rebondir professionnellement ? Quels sont mes savoir-faire développés ces dernières années dans mes différents jobs qui me permettraient d’en avoir un nouveau ? Je connais mon métier même si je ne suis plus sûr de continuer à le faire. Je sais recevoir les clients, les écouter, monter leur projet, recouvrer les créances, mais j’ai aussi d’autres savoir-faire dans le domaine de la conciliation, les enquêtes de terrain, les risques psycho sociaux, je parle plusieurs langues, bref, je suis recyclable à mes yeux !

Et quels sont mes savoir-être ? J’ai une très bonne capacité à communiquer, à travailler en équipe. Je suis enthousiaste dans ce que j’entreprends. Je suis créatif, flexible, force de proposition, bref, la liste est longue et rassurante. J’ai un CV qui prend une nouvelle tonalité

La cerise sur le gâteau

Je travaille aussi avec Sophie sur mon profil psychologique. La méthode est apparemment très connue. C.G Jung puis d’autres psychologues en sont les précurseurs. Je fais le test et là… j’avoue que je suis bluffé par la précision de mon type de personnalité tel qu’il est présenté  : mon goût de l’anticipation, mon côté créatif et curieux, sociable et enthousiaste, mes difficultés dans la gestion des conflits, mon mode d’organisation personnel (disons une peu particulière), mon aisance à travailler en équipe, ma conception du travail qui doit être un plaisir… je n’ai pas encore trouvé ma nouvelle voie, mais ce test fait écho en moi. Je fonce à la librairie pour acheter le livre des deux auteurs de cette méthode : « Deviens qui tu es ». Je commence à voir des rails… ma locomotive intérieure commence à repartir.

Ecouter sa voie

Je passe au cours de ces trois mois par plusieurs étapes de réflexion sur un avenir professionnel possible. Nous travaillons mes pistes de travail, mon réseau. Se dessinent au final beaucoup d’envies, dont celle d’une reconversion, notamment par la reprise de mes études pour un Master en Ergonomie au CNAM d’Aix-en-Provence. J’envisage en effet de travailler par la suite comme consultant sur les risques psychosociaux professionnels (RPS) et sur la qualité de vie au travail (QVT) un des enseignements du travail effectué au cours de ce bilan se trouve là mis en œuvre de la meilleure façon qui soit : faire de mon expérience de la souffrance au travail, observée à la fois en tant qu’élu du CHSCT, et vécue de l’intérieur lors de ma dernière année : faire fi du passé et feu de tout bois !

La rupture conventionnelle

Je viens de signer ma rupture conventionnelle. J’ai fait une belle fête de départ au bureau. L’essentiel est que j’ai retrouvé la confiance en moi. L’estime de soi est à l’âme, ce que la santé est au corps. J’ai compris des choses sur mes stratégies d’évitement face à un conflit (professionnel ou autre). J’ai licencié pour de bon mon Saboteur Intérieur. Ça ne pouvait plus durer entre lui et moi. Il est depuis au chômage alors que moi… je suis en reconversion professionnelle ! Mes cours d’Ergonomie au CNAM d’Aix en Provence sont passionnants, le groupe est super.

Dans cette étape de changement, j’ai été et j’ai su m’entourer. Tout le monde a compté : ma femme et de mon fils avant tout, ma famille, de bons amis, mes collègues, le CHSCT de ma boîte, des professionnels de la santé très compétents… et Sophie.

Je lui suis reconnaissant pour la qualité de son écoute, son accompagnement, son suivi chaleureux, bienveillant et professionnel. J’avais grand besoin d’une telle qualité d’écoute. Dans une traversée du désert, le bilan de compétences est une sorte d’oasis. Il a été pour moi un formidable déclic pour prendre mes cliques et mes claques et m’ouvrir de nouvelles portes. Merci Maïa !

Zeitouni F.

Si ce projet vous intéresse – que vous soyez employeur, salarié ou demandeur d’emploi en questionnement sur votre avenir, vous pouvez me contacter par mail. Le cas échéant, et avec son accord, je vous mettrai en relation avec cette personne.

Sophie Rouzé-Benezra

Consultante en Evolution professionnelle – Bilans de compétences et Coaching – Bilans professionnels

srouzebenezra@gmail.com