Une reconversion totale

Categories: Quelques mois plus tard...que sont-ils devenus ?Published On: février 18th, 2015
admin
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J’ai 34 ans, je suis mariée et mère de deux enfants de 2 et 5 ans. Je suis originaire du Sud de la France.

J’ai effectué mon bilan de compétence avec le cabinet conseil Maïa conseil en 2011.

A cette époque, cela faisait 10 ans que j’exerçais le métier d’agent de voyages pour une grande entreprise Américaine. Ce métier me plaisait, mais à la suite de nombreux remaniements et de trois plans sociaux, les valeurs et les motivations pour lesquelles je m’engageais tous les jours avaient changé.

D’autres changements et d’autres plans sociaux s’annonçaient ne présageant rien de très encourageant pour mon avenir professionnel.

Aussi, j’ai décidé de prendre les devants en m’inscrivant dans un processus de bilan de compétence.

Après avoir démarché deux cabinets, mon choix s’est porté sur Maïa Conseil: bon contact personnel, bonne dynamique et proche de mon lieu de travail.

Ce bilan a été pour moi un tournant charnière de ma vie professionnelle mais aussi personnelle.

J’ai expliqué ma situation à ma conseillère: je ne savais pas précisément ce que je voulais faire mais je savais exactement ce que je ne voulais PLUS FAIRE dans mon futur métier. Mon objectif : quitter le monde du voyage, de la grosse entreprise, revenir à de vraies valeurs humaines et surtout retrouver du plaisir à travailler.

Nous avons travaillé ensemble sur l’ensemble de ma vie professionnelle et privée. Cela a été un véritable chamboulement. Tout a été mis à plat: mes qualités, mes défauts, mes compétences, mes savoirs-faire…etc.
Cela représente beaucoup de travail personnel et une grande implication.

Le professionnalisme de ma conseillère, mon engagement, et les différents outils utilisés lors du bilan ont permis de mettre en valeur le métier d’orthophoniste.
Cela a été comme un déclic pour moi.

A partir de là, ce projet est devenu mon objectif numéro un.

Cela n’a pas été simple : pour devenir orthophoniste, il faut d’une part passer un concours d’entrée extrêmement sélectif (environ 5%) de réussite et d’autre part, étudier 5 ans en faculté de médecine afin d’obtenir le grade Master 2 d’orthophonie et le Certificat de Capacité Orthophonique.

C’est tout d’abord ce deuxième point qui a été un frein: 5 années non rémunérées étaient difficilement envisageables car même si mon mari travaille, il me fallait quand même un revenu en plus pour subvenir aux besoins de ma famille.

J’ai donc “attendu” le prochain plan social (plan de départs volontaires) de mon entreprise afin de me positionner et ainsi pouvoir être accompagnée par l’entreprise pendant 12 mois dans mon projet. Dans ce système de départs volontaires, le projet doit être approuvé par un cabinet extérieur afin d’être financé (en partie) par l’entreprise. Ce nouveau plan social a eu lieu au début de l’année 2013.

Mon projet de reconversion a été accepté par mon employeur.

En septembre 2013, je rentrais en école préparatoire au concours d’entrée. Pendant 6 mois,cette école prépare de manière intensive à toutes les matières du concours: orthographe, grammaire, vocabulaire, expression écrite, mathématiques, culture générale, biologie … Une remise à niveau qui a été indispensable pour moi.

Le concours d’orthophonie peut être présenté dans 18 écoles de médecine en France. Je me suis inscrite à 9 concours (partout où mon mari pouvait se faire muter).
J’ai obtenu 1 concours (écrit puis oral): celui de Paris. Pour l’anecdote, nous étions plus de 3000 candidats pour 120 places.

Le 1er septembre 2014, j’effectuais ma rentrée à l’école d’orthophonie de l’Université Pierre et Marie Curie de Paris à la Pitié-Salpêtrière.
Mon mari et mes enfants ont déménagé avec moi. Il a fallu trouver un logement, une école, un mode de garde pour le plus petit et effectuer un déménagement dans un temps très limité mais nous y sommes parvenus. Mon mari s’est fait muté à Versailles et nous habitons dans les Yvelines (78).

Aujourd’hui, je suis en 1ère année d’orthophonie. Le premier semestre est passé avec son lot de contrôles continus et de partiels. Le rythme des études est très soutenu et chargé en travail personnel mais extrêmement passionnant.

Sans ce bilan de compétence je n’aurais jamais trouvé cette passion et cette motivation pour me lancer dans un métier aux antipodes de ce que j’imaginais mais tellement conforme à ma personnalité.

Ce nouveau métier est une révélation pour moi

mais aussi une évidence et je ne peux plus, à ce jour, envisager d’autres objectifs de vie et de carrière.

Elizabeth Jungling
Consultante en évolution  professionnelle – Coach – Formatrice
elizajungling@hotmail.fr